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Pourquoi une newsletter sur
l’hygiène de vie ?
L’Hygiène
de vie est une branche de la médecine qui traite de tout ce
qu’il
convient de faire pour préserver et améliorer la santé. Elle mérite
donc une attention toute particulière pour les personnes atteintes de
maladies chroniques.
L’hygiène de vie définit un ensemble de
mesures destinées à préserver la santé, et de fait prévenir un certain
nombre de maladies. En Europe, les problèmes d’hygiène ne semblent plus
apparaître comme essentiels ; nous nous sentons protégés par
les
progrès de la médecine et nous avons tous le sentiment d’avoir
une
hygiène suffisante. Pourtant, si la science moderne nous a permis de
nous immuniser contre les fléaux d’antan, elle reste parfois
impuissante contre certains microbes, et par ailleurs, la
transformation de notre environnement et de notre alimentation justifie
notre intérêt et notre vigilance.
Qui
est concerné ?
Chacun
d’entre nous, même si nous ne sommes pas tous sensibles de la même
façon à l’ensemble des éléments qui composent notre environnement
(alimentation, microbes, pollution,…) : certains réagiront
fortement à la pollution urbaine (asthme,….) d’autres non ;
certains développeront un surpoids et un diabète à 50 ans à cause de
leur alimentation, d’autres non. Il est donc important de savoir,
lorsque c’est possible, évaluer et mesurer le risque (individuel et/ou
collectif), afin d’adapter son hygiène de vie.
Il existe des
personnes plus sensibles au risque microbien, pour lesquelles les
mesures d’hygiène doivent être plus strictes : il s’agit des
personnes âgées, des bébés, des femmes enceintes et de toutes les
personnes qui prennent un traitement immuno-modulateur ou
immuno-suppresseur ; certains traitements de fond de la PR
sont
des traitements immuno-modulateurs : toutes les biothérapies,
le
méthotrexate, le léflunomide (Arava®). Il en est de même pour les
traitements cortisoniques au long cours, ils peuvent diminuer un peu
l’immunité.
Voir
la boîte à outils « Je suis sous biothérapie, ce que je dois
retenir »
Mais lorsqu’on
parle de microbe, de quoi s’agit-il ?
Microbe
est le synonyme de « micro-organisme », qui est un
organisme
vivant de très petite taille, généralement invisible à l’œil nu et ne
pouvant être observé qu’au microscope. Scientifiquement parlant, il
regroupe les bactéries, les champignons et d’autres organismes vivants
végétaux (les algues vertes par exemple) ou animaux (le plancton).
Certains microbiologistes incluent les virus, mais d’autres ne les
considèrent pas comme des êtres vivants.
Familièrement, le mot
microbe désigne un micro-organisme (le plus souvent une bactérie ou un
virus) responsable d’une maladie. Or, l’immense majorité des microbes
n’est pas pathogène et ne présente aucun danger pour l’homme. Certains
sont mêmes très utiles, notamment ceux que l’on trouve dans la flore
intestinale ou dans de nombreux produits alimentaires, tels les
yaourts, le pain ou certains fromages. Il faut donc distinguer ceux qui
sont responsables de maladie de ceux qui nous sont utiles afin d’agir
au mieux pour notre santé.
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Prendre
soin de son corps
L’hygiène
corporelle
contribue grandement à réduire les infections par les micro-organismes
pathogènes cités ci-dessus, mais on peut y ajouter les parasites tels
que les acariens ou les puces. Elle est essentielle au quotidien, pour
chacun d’entre nous, mais elle se doit aussi de respecter les flores
microbiologiques qui nous entourent, ainsi que celles que nous
hébergeons.
Prendre soin de sa
peau
La
peau de notre corps couvre une surface d’environ 2 mètres carrés et
joue un rôle de barrière vis-à-vis des modifications chimiques,
physiques et microbiologiques du milieu. Elle est le siège d’un
écosystème microbien riche et varié qui tient un rôle essentiel dans
l’équilibre de l’organisme.
Les mains et les ongles sont particulièrement exposés et sont donc les
cibles privilégiées de la contamination microbienne.
Il
est donc nécessaire de se laver les mains à chaque fois que l’on rentre
en contact avec un élément potentiellement contaminant (tout être
vivant ou objet sale), après avoir été aux toilettes, après avoir
éternué ou s’être mouché et avant de manger ou de préparer les repas.
En pratique
Un lavage des mains efficace comporte :
- Le retrait des bagues et bijoux ;
- Le mouillage des mains avec de l’eau tiède ;
- Le lavage actif de tous les recoins et sous les ongles avec
du savon, pendant plus de 30 secondes ;
- Le rinçage des mains à l’eau tiède ;
- L’essuyage des mains avec un tissu propre.
Les autres zones de la peau
sont plus ou moins sensibles à la
contamination et au développement microbien, en fonction de leur
localisation et des conditions
qui y règnent.
En pratique
- Prendre
une douche quotidienne ; on prendra particulièrement soin de
savonner les endroits humides, tels les espaces interdigitaux
des
orteils, l’aine, les aisselles, ainsi que les autres régions pileuses
où les microbes trouvent un milieu fortement nutritif ;
- Portez des vêtements propres et changez quotidiennement de
sous-vêtements ;
- Si
vous fréquentez les piscines, saunas, hammam,… veillez à vous savonner
très soigneusement après le bain, et portez des sandales en
plastique ; ne partagez pas vos peignoirs ou vos serviettes.
Enfin, ne pas oublier que les bijoux présentent à leur surface et au
niveau de la zone de peau qu’ils occultent un milieu potentiel de
culture bactérienne. Les tatouages récents et les piercings sont des
sites susceptibles de s’infecter.
Les dents
On trouve
dans la bouche plus d’une centaine d’espèces microbiennes
différentes ; la salive, les dents, la plaque dentaire et le
sillon gingivo-dentaire complètent avec la muqueuse les zones de
développement microbien préférentielles. La forte acidité du milieu due
à la décomposition des restes alimentaires favorise ce développement.
En pratique
- Les
dents doivent être brossées après chaque repas, et au minimum 2 fois
par jour suivant une technique efficace (sur toutes les faces des
dents, avec du dentifrice et durant au moins 3 minutes) ;
- Une
visite annuelle chez le dentiste est le minimum, ou plus fréquemment si
vous êtes sujet aux problèmes parodontaux ; elle sera
obligatoire
avant tout traitement par biothérapie, ainsi que les soins adéquats
s’il y a des dents abîmées ;
- Évitez les produits
sucrés en fin de repas, et mâchez des chewing-gum sans sucre si vous ne
pouvez pas vous brosser les dents ;
- Utilisez
ponctuellement une brossette interdentaire pour vérifier que des
résidus ne se logent pas entre les dents. En cas de problèmes
parodontaux, ces brossettes sont à utiliser à chaque brossage des
dents.
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Prendre soin de la maison
L’entretien
de la maison représente un effort physique non négligeable et une
utilisation intensive de nos mains ; pour les personnes
polyarthritiques, la fatigue et la gêne fonctionnelle peuvent être des
obstacles aux conseils que nous détaillons ci-après. N’oubliez pas, si
vous êtes concernés, que dans certains cas, des aides existent soit
sous forme de déduction fiscale ou de prestations pour financer une
aide ménagère. Vous pouvez vous renseigner auprès du service Entr’Aide
de l’AFPric.
De l’avis des spécialistes, les bactéries et
micro-organismes ne représentent pas le principal problème de nos
logements, relativement propres en France à l’heure actuelle ;
par
contre, ils sont très pollués. Composants Organiques Volatiles (COV,
présents dans les meubles, vernis, colles de moquette,…), allergènes,
moisissures, produits de combustion, fumée de tabac, radon, humidité,…
tout s’accumule dans nos logements et contribue à augmenter le taux de
maladies comme l’asthme, les allergies et peut-être certains cancers.
Un
grand bol d’air reste le meilleur remède contre la pollution
intérieure. Pour faire respirer l’habitation, il faut l’aérer et la
ventiler. Ceci est valable toute l’année, et pour toutes les pièces de
la maison.
En pratique
-
En hiver, fermez tous les appareils de chauffage de la pièce, ouvrez en
grand les fenêtres pendant 5 à 10 minutes, tous les jours. L’air sera
ainsi renouvelé rapidement sans que les murs et le mobilier aient le
temps de refroidir. Par contre, si vous entrebâillez votre fenêtre
pendant une longue durée, le renouvellement de l’air restera
insuffisant, la pièce et son mobilier se refroidiront durablement,
entraînant un gaspillage de chauffage.
- En été, le problème du chauffage ne se pose pas, mais la
nécessité d’aérer en grand est tout aussi importante.
Avant
de vous donner quelques conseils d’hygiène spécifiques pour les pièces
de la maison les plus « à risque », rappelons que la
chasse
aux bactéries n’est pas une obligation, elle peut même être nuisible.
Comme nous l’avons dit plus haut, les bactéries font partie de
l’environnement, l’organisme apprend à se défendre vis à vis de celles
qui présentent un risque. A vouloir transformer son habitat en chambre
stérile, on risque de manquer par la suite de défenses immunitaires.
Les
produits ménagers « antibactériens » (qui d’ailleurs
n’éliminent pas la totalité des bactéries), de même que la javel, ne
sont donc pas indispensables sur toutes les surfaces de la maison, mais
uniquement sur les parties sensibles, comme la cuvette des toilettes,
l’évier,… De plus, c’est autant l’huile de coude que le
produit
qui nettoie, et il est possible de nettoyer sa maison avec peu de
produits, du moment que ceux-ci sont efficaces.
La cuisine
Dans
une cuisine, les conditions idéales sont réunies pour la prolifération
des micro-organismes : présence de matière organique, chaleur
et
humidité.
En pratique
- Bien
se laver les mains avant de toucher la nourriture. Ceci est encore plus
important après avoir caressé un animal domestique ou être allé aux
toilettes. En cas de plaie, mettre un pansement hermétique pour
recouvrir la blessure ;
- S'assurer que l'évier et les surfaces qui l'entourent sont
régulièrement nettoyés ;
- Maintenir
la température du réfrigérateur constante entre 0 et 4°C et le nettoyer
le plus régulièrement possible, de même que les placards. Poser les
viandes et les volailles crues sur un plat ou une assiette ; Voir
« le mémo du frigo » dans la boîte à outils.
- Toujours
attendre que les surfaces lavées soient bien sèches avant de replacer
la nourriture (plan de travail, réfrigérateur...) ;
- Laver
et désinfecter la poubelle mais aussi ses environs (du fait des
projections). La poubelle recèle une forte concentration
bactérienne, il est donc important de la vider tous les jours mais
également de la laver régulièrement ;
- Changer fréquemment les torchons de cuisine (idéalement tous
les jours) et les passer en machine à 60 °C ;
- Une
attention toute particulière doit être portée aux éponges. En effet à
cause de l'humidité, les bactéries peuvent se développer dans les
éponges qui sont pourtant censées être le meilleur outil pour nettoyer.
Les laver régulièrement en machine à 60 °C ou les faire bouillir
quelques minutes au micro-ondes dans de l’eau citronnée.
Les
sanitaires
L’atmosphère chaude et humide de la
salle de bains est favorable à la prolifération des micro-organismes.
De plus, l’eau savonneuse chargée de bactéries corporelles se dépose en
mince couche sur les surfaces de la douche ou de la baignoire, mais
aussi du rideau de douche. Le gant de toilette garde toujours ses
adeptes en France, mais il faut savoir que son humidité quasi
permanente lui confère des conditions idéales de culture bactérienne…
Les fleurs de douche (éponges synthétiques) ou des brosses peuvent être
une alternative, à condition de bien les faire sécher et de les laver
régulièrement.
En pratique
- Nettoyez régulièrement la baignoire, le
lavabo et désinfectez les toilettes ;
- Ne pas oublier les portes, les rebords de la cuvette, la
robinetterie du lavabo et de la baignoire ;
- Étendre les serviettes pour les faire sécher ;
- Prévoir une serviette différente pour chaque membre de la
famille et les laver régulièrement en machine à 60 °C ;
- Les
gants de toilette doivent être changés à chaque utilisation, et choisis
de préférence dans un tissu fin afin qu’ils sèchent le plus rapidement
possible.
- Aérez régulièrement la pièce pour faciliter l’évacuation de
la vapeur d’eau.
Nettoyer
sans s’empoisonner
De
nombreux produits ménagers contiennent des substances nuisibles pour
l’environnement mais également pour les utilisateurs (Composés
Organiques Volatiles ou COV, formaldéhydes,…) ; il est
possible de
nettoyer entièrement sa maison avec peu de produits, non polluants et
très efficaces : un nettoyant universel
« vert » que
l’on trouve en supermarché peut servir à nettoyer de nombreuses
surfaces (sol, cuisine, sanitaires) ; d’autres produits comme
le
vinaigre, le jus de citron, le bicarbonate ou les cristaux de soude,…
complètent votre panoplie pour nettoyer, détartrer, assainir,…
Pour des recettes complètes et écologiques, consulter le guide
Pour
égayer votre intérieur tout en le « nettoyant »,
pensez aux
plantes dépolluantes. Le principe de la dépollution repose sur
l'échange gazeux. Les polluants de l'air sont absorbés par les
feuilles. Des micro-organismes vivant dans les racines convertissent
les polluants en produits organiques qui servent alors à nourrir les
plantes. La plante émet ensuite de la vapeur d'eau par un processus
nommé transpiration et améliore ainsi le taux d'humidité dans la
maison et le taux d'oxygène. Plus les plantes sont grosses, plus la
surface de feuille est importante et plus l'échange gazeux est
important.
L’Aloe Vera, le Philondendron, le Lierre, le Ficus, sont d’excellentes
plantes dépolluantes.
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L'hygiène alimentaire
L’hygiène
alimentaire regroupe les mesures d’hygiène à mettre en œuvre lors du
choix des aliments, de leur achat, du stockage, et de leur préparation.
Le choix des
aliments lorsqu’on est atteint d’une PR ou d’un autre Ric
Le sujet de l’alimentation pour les personnes atteintes de PR a été
traité dans la newsletter
N°1.
En
résumé, il n’y a pas d’aliments particuliers à consommer, ou au
contraire à bannir ; aucun régime d’exclusion n’a montré une
quelconque efficacité sur l’évolution de la PR (ou d’un autre Ric) mais
il est recommandé d’adapter les quantités de calcium, graisses et sel à
ses besoins et à ses facteurs de risque.
Quelques
groupes d’aliments sont à privilégier :
-
Si vous êtes polyarthritique, vous êtes à risque
d’ostéoporose ;
veillez à consommer des aliments riches en calcium et vitamine D. Si
vous souffrez déjà de cette maladie (favorisée par les traitements
cortisonique au long cours), augmenter vos apports en calcium ne sera
pas suffisant sur une ostéoporose déjà installée, mais évitera une
carence toujours néfaste.
On trouve le calcium dans les produits laitiers principalement, mais
également dans certaines eaux, dans les légumes verts,…
Quelques
repères sur les quantités de Calcium dans les aliments
On trouve la vitamine D dans les poissons gras, le foie (huile de foie
de morue ou saumon), les œufs…
Quelques
repères sur les quantités de Vitamine D dans les aliments
-
Certains acides gras, qui permettent de limiter le risque
cardio-vasculaire associé à la PR, pourraient également limiter les
symptômes inflammatoires ; il s’agit des acides gras oméga 3
(que
l’on trouve dans les poissons gras et les huiles de colza, soja ou
noix) et des oméga 6 (que l’on trouve dans les huiles de tournesol,
noix, colza, olive,…). En pratique, variez les huiles que vous utilisez
pour l’assaisonnement et la cuisson, c’est la variété qui assure
l’équilibre nécessaire à l’organisme car toutes ces huiles sont
complémentaires. Consommez du poissons plusieurs fois par semaine, en
variant les sortes (poissons gras, blanc, en conserve, frais,…)
- Le sel est à limiter si vous prenez un traitement à la
cortisone ;
attention surtout aux préparations industrielles (viennoiseries,
biscuits, plats tout prêts,…), aux fromages, charcuteries, biscuits
apéritif, condiments,…
Utilisez
ce lien pour connaître la teneur en sel des aliments de consommation
courante.
-
Un autre effet indésirable de la cortisone au long cours est la fonte
musculaire ; pour limiter ce phénomène, il est conseillé de
consommer suffisamment de protéines, et d’entretenir ses muscles en les
faisant travailler régulièrement. On trouve les protéines animales dans
la viande, le poisson, les œufs, les produits laitiers et les
protéines végétales dans les légumes ou les fruits secs, les
céréales,… Les protéines animales et végétales ne sont pas utilisées de
la même façon par notre organisme, il faut donc consommer un peu des
deux.
Consultez
le guide alimentaire de l’INPES destiné aux plus de 55 ans.
Les
règles d’hygiène concernant les aliments
Ces
mesures d’hygiène permettent d’éviter la contamination des aliments par
des bactéries pathogènes ; celles-ci peuvent provoquer une
intoxication alimentaire, dont les symptômes et les conséquences seront
plus ou moins graves en fonction des personnes.
Les
micro organismes pathogènes les plus courants :
-
Les salmonelles,
qui sont très largement répandues dans la nature ; si leur
présence s’étend à tout le règne animal, elles concernent
particulièrement les populations avicoles (oiseaux et volailles). Le
plus souvent, les salmonelles entraînent des infections
alimentaires ; il faut « avaler » de
100 000 à
100 000 000 de bactéries de ce type pour déclencher
une
infection. Lorsqu’un nombre suffisant de ces bactéries réussit à
survivre à l’acidité de l’estomac, elles parviennent aux intestins et
s’y multiplient, provoquant vomissements et diarrhées qui s’atténuent
habituellement en 2 à 5 jours. Par contre, chez le nourrisson,
l’immunodéprimé ou la personne âgée, l’infection peut prendre un aspect
beaucoup plus sévère.
-
Les listeria
sont des bactéries très répandues dans l’environnement (sol, végétaux,
eaux douce et salée,…) et particulièrement résistantes au milieu
extérieur (plusieurs années à 4°C). Dans les aliments, les Listeria
sont fréquentes dans les produits laitiers à base de lait cru, la
viande, la charcuterie, les poissons fumés. La survenue de l’infection
à la Listeria dépend de l’association de plusieurs facteurs :
une
virulence particulière de certaines souches, une contamination par une
quantité importante de bactéries et l’état immunitaire de l’hôte (les
femmes enceintes, nourrissons, personnes âgées et immunodéprimées
étant plus à risque de déclarer et de compliquer l’infection).
Les
aliments à risque :
- Les œufs et les produits dérivés, dont certains sont contaminés par les
salmonelles ;
- Le poulet, fréquemment porteur de bactéries comme les salmonelles ;
leur présence ne constitue pas en soi un risque particulier puisque le
poulet est pratiquement toujours consommé cuit, cependant il peut
contaminer d’autres aliments qui eux, ne seront pas cuits. Cette
contamination peut se faire directement (par contact dans le
réfrigérateur par exemple) ou indirectement par contact de surfaces qui
seront ultérieurement en contact avec d’autres denrées alimentaires
(couteaux, planches à découper,…) ; - Les aliments consommés crus ou peu cuits : • Le poisson, que l’on trouve dans certaines spécialités japonaises, très
en vogue depuis quelques temps. Le poisson cru peut contenir des
parasites vivants, pouvant survivre et se reproduire dans l’intestin
humain. La maladie sur l’être humain se manifeste quelques heures après l’ingestion du poisson parasité, par des douleurs gastriques et des vomissements.
En
pratique, la cuisson à 70°C ou la congélation
à – 20 °C permettent de détruire le parasite ;
• La viande, qui se consomme cuite ou moins cuite, en fonction des goûts
de chacun ; la contamination de surface est sans conséquence
pour
la viande qui n’est pas hachée puisque la cuisson l’élimine facilement.
Cependant, pour la viande hachée, la contamination est redistribuée au
centre et alors seule la cuisson à cœur permet l’élimination des
bactéries. Rappelons qu’elle doit être hachée par le boucher à la
demande et consommée dans la journée.
En pratique
Soyez vigilant sur les
dates de péremption ;
un dépassement de ces dates représente un risque variable pour le
consommateur ; il est clairement établi pour les viandes,
volailles, œufs et certains produits laitiers, il peut affecter le goût
du produit sans représenter un risque pour la santé dans d’autres cas.
Soyez vigilant durant la
préparation des repas.
Vos ustensiles doivent être toujours propres et nettoyés entre chaque
recette ; évitez si possible les ustensiles en bois qui
gardent
l’humidité. La cuisson est le meilleur moyen de limiter la
prolifération microbienne ; la majorité des micro-organismes
ne
sont détruits qu’à partir de 65 °C. Après les repas, placez les restes
au réfrigérateur dans des boîtes hermétiques et faites-les réchauffer
suffisamment longtemps avant de les consommer.
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L’hygiène de vie au quotidien
Le sommeil
Le
sommeil est indispensable pour notre bonne santé, pour les capacités de
mémorisation, la récupération physique… Dormir permet une meilleure
réparation des muscles et des os chez l’adulte, et un renforcement du
système immunitaire.
Les besoins de sommeil sont différents en
fonction de l’âge (16 à 20 heures pour le nouveau-né, 9 heures chez
l’adolescent, 7h30 en moyenne chez l’adulte), mais également en
fonction des individus, il y a de « petits » et de
« gros » dormeurs. Cependant, chez chacun d’entre
nous, une
réduction du temps de sommeil d’une heure ou deux peut entraîner une
productivité amoindrie dans la journée et des assoupissements
incontrôlés. Sur le long terme, le manque de sommeil altère fortement
la qualité de vie.
En
pratique
- Évitez
de trop grandes variations dans les horaires du lever et du
coucher : cela favorise la synchronisation des cycles
veille-sommeil ;
- Évitez de travailler, manger ou
regarder la télévision au lit ; de trop grands moments passés
au
lit sans dormir fragmentent et allègent le sommeil ;
- Veillez à l’environnement au moment de
l’endormissement : lumière, bruit, température, soucis,…
L’activité physique
Elle
est bénéfique pour tous, à tous les âges de la vie, cependant, il n’est
pas toujours facile de pratiquer régulièrement. L’activité physique est
bénéfique pour le système cardio-vasculaire, la solidité des os, elle
diminue le risque de certains cancers, elle améliore l’humeur, l’état
de fatigue chez les personnes atteintes de maladie inflammatoire et
l’état de santé en général.
Pour des informations plus détaillées,
vous pouvez consulter la newsletter
N°7, consacrée à l’activité
physique ou le
magazine Poly Tonic, édités en 2009 par l’AFPric, qui
vous donnera astuces et conseils pour pratiquer une activité physique,
quel que soient votre âge et votre condition physique.
Les activités de
loisirs
Cela
peut être un club de jeux, d’activités manuelles (couture,
modélisme,…), de découvertes culturelles, d’activités sportives, des
cours d’informatique,… tout ce qui peut amener à rencontrer d’autres
personnes, à sortir de chez soi, à penser à autre chose qu’à ses
soucis et/ou son quotidien.
La vaccination
Les
vaccins sauvent toujours des millions de vies de par le monde. Dans les
pays développés, certaines maladies qui étaient autrefois des fléaux
ont complètement disparu. La menace de ces maladies ayant reculée, nos
inquiétudes se focalisent désormais sur les effets secondaires des
vaccins. Aujourd’hui en France, seul le vaccin Diphtérie – Tétanos –
Poliomyélite est toujours obligatoire chez les moins de 18
ans ;
mais les rappels des vaccins sont malheureusement souvent oubliés et la
couverture vaccinale diminue avec l’âge.
Pour les autres vaccins
non obligatoires, il convient, pour chacun d’entre nous, de peser le
bénéfice et le risque. Certaines maladies vont toucher
préférentiellement une classe d’âge (Rougeole chez les petits), vont se
révéler dangereuses pour les femmes et non pour les hommes (Rubéole), se
contracteront plus facilement dans certains lieux ou au contact de
certaines populations (Tuberculose),…
Les personnes âgées de
plus de 65 ans ou qui prennent un traitement immuno-modulateur doivent
être plus vigilantes vis-à-vis de ces questions, car elles sont plus
susceptibles de déclarer ou bien de compliquer des maladies contre
lesquelles il existe des vaccins. C’est le cas de la grippe par
exemple, contre laquelle votre médecin vous conseille le (ou les)
vaccin(s) tous les ans.
En
pratique
- Conservez
toujours précieusement votre carnet de vaccination, et vérifiez que
vous êtes à jour dans vos rappels ; apportez-le régulièrement à votre
médecin traitant pour qu’il le vérifie également.
- Les vaccins ne modifient pas l’évolution de la PR ou d’autre
rhumatismes inflammatoires chroniques ; ils ont des effets
indésirables, comme tout médicament, mais généralement beaucoup moins
fréquents et graves que la maladie contre laquelle ils protègent.
-
hormis ceux obligatoires ou conseillés pour tous après 18 ans
(Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite, Coqueluche), le choix d’un vaccin
doit résulter, pour chaque personne, de l’évaluation du risque
potentiel de contracter la maladie, en fonction de son âge (rougeole,
oreillons, rubéole), de son état de santé (grippe, pneumocoque), de
l’endroit dans lequel on va séjourner (fièvre jaune, hépatite A), de
l’endroit dans lequel on vit ou dans lequel on travaille (hépatite B,
tuberculose)…
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Nous
venons de le voir, respecter une hygiène de vie permet d’une part de
réduire le risque de maladies (infectieuses, métaboliques,…) mais
également de vivre « mieux », d’améliorer son
quotidien. Nos
habitudes de vie, le rythme de nos activités, nos rencontres, notre
état moral sont autant d’éléments qui vont jouer au final sur notre
santé.
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