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Pourquoi une newsletter sur l’hygiène de vie ?

L’Hygiène de vie est une branche de la médecine qui traite de tout ce qu’il convient de faire pour préserver et améliorer la santé. Elle mérite donc une attention toute particulière pour les personnes atteintes de maladies chroniques.

L’hygiène de vie définit un ensemble de mesures destinées à préserver la santé, et de fait prévenir un certain nombre de maladies. En Europe, les problèmes d’hygiène ne semblent plus apparaître comme essentiels ; nous nous sentons protégés par les progrès de la médecine et nous avons tous le sentiment d’avoir une hygiène suffisante. Pourtant, si la science moderne nous a permis de nous immuniser contre les fléaux d’antan, elle reste parfois impuissante contre certains microbes, et par ailleurs, la transformation de notre environnement et de notre alimentation justifie notre intérêt et notre vigilance.

Qui est concerné ?
Chacun d’entre nous, même si nous ne sommes pas tous sensibles de la même façon à l’ensemble des éléments qui composent notre environnement (alimentation, microbes, pollution,…) : certains réagiront fortement à la pollution urbaine (asthme,….) d’autres non ; certains développeront un surpoids et un diabète à 50 ans à cause de leur alimentation, d’autres non. Il est donc important de savoir, lorsque c’est possible, évaluer et mesurer le risque (individuel et/ou collectif), afin d’adapter son hygiène de vie.

Il existe des personnes plus sensibles au risque microbien, pour lesquelles les mesures d’hygiène doivent être plus strictes : il s’agit des personnes âgées, des bébés, des femmes enceintes et de toutes les personnes qui prennent un traitement immuno-modulateur ou immuno-suppresseur ; certains traitements de fond de la PR sont des traitements immuno-modulateurs : toutes les biothérapies, le méthotrexate, le léflunomide (Arava®). Il en est de même pour les traitements cortisoniques au long cours, ils peuvent diminuer un peu l’immunité.

Voir la boîte à outils « Je suis sous biothérapie, ce que je dois retenir »

Mais lorsqu’on parle de microbe, de quoi s’agit-il ?
Microbe est le synonyme de « micro-organisme », qui est un organisme vivant de très petite taille, généralement invisible à l’œil nu et ne pouvant être observé qu’au microscope. Scientifiquement parlant, il regroupe les bactéries, les champignons et d’autres organismes vivants végétaux (les algues vertes par exemple) ou animaux (le plancton). Certains microbiologistes incluent les virus, mais d’autres ne les considèrent pas comme des êtres vivants.
Familièrement, le mot microbe désigne un micro-organisme (le plus souvent une bactérie ou un virus) responsable d’une maladie. Or, l’immense majorité des microbes n’est pas pathogène et ne présente aucun danger pour l’homme. Certains sont mêmes très utiles, notamment ceux que l’on trouve dans la flore intestinale ou dans de nombreux produits alimentaires, tels les yaourts, le pain ou certains fromages. Il faut donc distinguer ceux qui sont responsables de maladie de ceux qui nous sont utiles afin d’agir au mieux pour notre santé.

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Prendre soin de son corps

L’hygiène corporelle contribue grandement à réduire les infections par les micro-organismes pathogènes cités ci-dessus, mais on peut y ajouter les parasites tels que les acariens ou les puces. Elle est essentielle au quotidien, pour chacun d’entre nous, mais elle se doit aussi de respecter les flores microbiologiques qui nous entourent, ainsi que celles que nous hébergeons.

Prendre soin de sa peau
La peau de notre corps couvre une surface d’environ 2 mètres carrés et joue un rôle de barrière vis-à-vis des modifications chimiques, physiques et microbiologiques du milieu. Elle est le siège d’un écosystème microbien riche et varié qui tient un rôle essentiel dans l’équilibre de l’organisme.
Les mains et les ongles sont particulièrement exposés et sont donc les cibles privilégiées de la contamination microbienne.

Il est donc nécessaire de se laver les mains à chaque fois que l’on rentre en contact avec un élément potentiellement contaminant (tout être vivant ou objet sale), après avoir été aux toilettes, après avoir éternué ou s’être mouché et avant de manger ou de préparer les repas.

hygiène polyarthrite arthriteEn pratique
Un lavage des mains efficace comporte :
- Le retrait des bagues et bijoux ;
- Le mouillage des mains avec de l’eau tiède ;
- Le lavage actif de tous les recoins et sous les ongles avec du savon, pendant plus de 30 secondes ;
- Le rinçage des mains à l’eau tiède ;
- L’essuyage des mains avec un tissu propre.

Les autres zones de la peau sont plus ou moins sensibles à la contamination et au développement microbien, en fonction de leur localisation et des conditions
qui y règnent.

douche polyarthrite arthriteEn pratique
- Prendre une douche quotidienne ;  on prendra particulièrement soin de savonner les endroits humides, tels les espaces interdigitaux des orteils, l’aine, les aisselles, ainsi que les autres régions pileuses où les microbes trouvent un milieu fortement nutritif ;
- Portez des vêtements propres et changez quotidiennement de sous-vêtements ;
- Si vous fréquentez les piscines, saunas, hammam,… veillez à vous savonner très soigneusement après le bain, et portez des sandales en plastique ; ne partagez pas vos peignoirs ou vos serviettes.

Enfin, ne pas oublier que les bijoux présentent à leur surface et au niveau de la zone de peau qu’ils occultent un milieu potentiel de culture bactérienne. Les tatouages récents et les piercings sont des sites susceptibles de s’infecter.

Les dents
On trouve dans la bouche plus d’une centaine d’espèces microbiennes différentes ; la salive, les dents, la plaque dentaire et le sillon gingivo-dentaire complètent avec la muqueuse les zones de développement microbien préférentielles. La forte acidité du milieu due à la décomposition des restes alimentaires favorise ce développement.

dents polyarthrite arthriteEn pratique
- Les dents doivent être brossées après chaque repas, et au minimum 2 fois par jour suivant une technique efficace (sur toutes les faces des dents, avec du dentifrice et durant au moins 3 minutes) ;
- Une visite annuelle chez le dentiste est le minimum, ou plus fréquemment si vous êtes sujet aux problèmes parodontaux ; elle sera obligatoire avant tout traitement par biothérapie, ainsi que les soins adéquats s’il y a des dents abîmées ;
- Évitez les produits sucrés en fin de repas, et mâchez des chewing-gum sans sucre si vous ne pouvez pas vous brosser les dents ;
- Utilisez ponctuellement une brossette interdentaire pour vérifier que des résidus ne se logent pas entre les dents. En cas de problèmes parodontaux, ces brossettes sont à utiliser à chaque brossage des dents.

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Prendre soin de la maison

L’entretien de la maison représente un effort physique non négligeable et une utilisation intensive de nos mains ; pour les personnes polyarthritiques, la fatigue et la gêne fonctionnelle peuvent être des obstacles aux conseils que nous détaillons ci-après. N’oubliez pas, si vous êtes concernés, que dans certains cas, des aides existent soit sous forme de déduction fiscale ou de prestations pour financer une aide ménagère. Vous pouvez vous renseigner auprès du service Entr’Aide de l’AFPric.

De l’avis des spécialistes, les bactéries et micro-organismes ne représentent pas le principal problème de nos logements, relativement propres en France à l’heure actuelle ; par contre, ils sont très pollués. Composants Organiques Volatiles (COV, présents dans les meubles, vernis, colles de moquette,…), allergènes, moisissures, produits de combustion, fumée de tabac, radon, humidité,… tout s’accumule dans nos logements et contribue à augmenter le taux de maladies comme l’asthme, les allergies et peut-être certains cancers.

Un grand bol d’air reste le meilleur remède contre la pollution intérieure. Pour faire respirer l’habitation, il faut l’aérer et la ventiler. Ceci est valable toute l’année, et pour toutes les pièces de la maison.

maison polyarthrite arthriteEn pratique
- En hiver, fermez tous les appareils de chauffage de la pièce, ouvrez en grand les fenêtres pendant 5 à 10 minutes, tous les jours. L’air sera ainsi renouvelé rapidement sans que les murs et le mobilier aient le temps de refroidir. Par contre, si vous entrebâillez votre fenêtre pendant une longue durée, le renouvellement de l’air restera insuffisant, la pièce et son mobilier se refroidiront durablement, entraînant un gaspillage de chauffage.
- En été, le problème du chauffage ne se pose pas, mais la nécessité d’aérer en grand est tout aussi importante.

Avant de vous donner quelques conseils d’hygiène spécifiques pour les pièces de la maison les plus « à risque », rappelons que la chasse aux bactéries n’est pas une obligation, elle peut même être nuisible. Comme nous l’avons dit plus haut, les bactéries font partie de l’environnement, l’organisme apprend à se défendre vis à vis de celles qui présentent un risque. A vouloir transformer son habitat en chambre stérile, on risque de manquer par la suite de défenses immunitaires.
Les produits ménagers « antibactériens » (qui d’ailleurs n’éliminent pas la totalité des bactéries), de même que la javel, ne sont donc pas indispensables sur toutes les surfaces de la maison, mais uniquement sur les parties sensibles, comme la cuvette des toilettes, l’évier,… De plus, c’est autant l’huile de coude que le produit qui nettoie, et il est possible de nettoyer sa maison avec peu de produits, du moment que ceux-ci sont efficaces.

La cuisine
Dans une cuisine, les conditions idéales sont réunies pour la prolifération des micro-organismes : présence de matière organique, chaleur et humidité.

cuisine polyarthriteEn pratique
- Bien se laver les mains avant de toucher la nourriture. Ceci est encore plus important après avoir caressé un animal domestique ou être allé aux toilettes. En cas de plaie, mettre un pansement hermétique pour recouvrir la blessure ;
- S'assurer que l'évier et les surfaces qui l'entourent sont régulièrement nettoyés ;
- Maintenir la température du réfrigérateur constante entre 0 et 4°C et le nettoyer le plus régulièrement possible, de même que les placards. Poser les viandes et les volailles crues sur un plat ou une assiette ; Voir « le mémo du frigo » dans la boîte à outils.
- Toujours attendre que les surfaces lavées soient bien sèches avant de replacer la nourriture (plan de travail, réfrigérateur...) ;
- Laver et désinfecter la poubelle mais aussi ses environs (du fait des projections). La poubelle recèle une forte concentration bactérienne, il est donc important de la vider tous les jours mais également de la laver régulièrement ;
- Changer fréquemment les torchons de cuisine (idéalement tous les jours) et les passer en machine à 60 °C ;
- Une attention toute particulière doit être portée aux éponges. En effet à cause de l'humidité, les bactéries peuvent se développer dans les éponges qui sont pourtant censées être le meilleur outil pour nettoyer. Les laver régulièrement en machine à 60 °C ou les faire bouillir quelques minutes au micro-ondes dans de l’eau citronnée.

Les sanitaires
L’atmosphère chaude et humide de la salle de bains est favorable à la prolifération des micro-organismes. De plus, l’eau savonneuse chargée de bactéries corporelles se dépose en mince couche sur les surfaces de la douche ou de la baignoire, mais aussi du rideau de douche. Le gant de toilette garde toujours ses adeptes en France, mais il faut savoir que son humidité quasi permanente lui confère des conditions idéales de culture bactérienne… Les fleurs de douche (éponges synthétiques) ou des brosses peuvent être une alternative, à condition de bien les faire sécher et de les laver régulièrement.

sanitaire polyarthrite, arthriteEn pratique
- Nettoyez régulièrement la baignoire, le lavabo et désinfectez les toilettes ;
- Ne pas oublier les portes, les rebords de la cuvette, la robinetterie du lavabo et de la baignoire ;
- Étendre les serviettes pour les faire sécher ;
- Prévoir une serviette différente pour chaque membre de la famille et les laver régulièrement en machine à 60 °C ;
- Les gants de toilette doivent être changés à chaque utilisation, et choisis de préférence dans un tissu fin afin qu’ils sèchent le plus rapidement possible.
- Aérez régulièrement la pièce pour faciliter l’évacuation de la vapeur d’eau.

Nettoyer sans s’empoisonner
De nombreux produits ménagers contiennent des substances nuisibles pour l’environnement mais également pour les utilisateurs (Composés Organiques Volatiles ou COV, formaldéhydes,…) ; il est possible de nettoyer entièrement sa maison avec peu de produits, non polluants et très efficaces : un nettoyant universel « vert » que l’on trouve en supermarché peut servir à nettoyer de nombreuses surfaces (sol, cuisine, sanitaires) ; d’autres produits comme le vinaigre, le jus de citron, le bicarbonate ou les cristaux de soude,… complètent votre panoplie pour nettoyer, détartrer, assainir,…
Pour des recettes complètes et écologiques, consulter le guide

Pour égayer votre intérieur tout en le « nettoyant », pensez aux plantes dépolluantes. Le principe de la dépollution repose sur l'échange gazeux. Les polluants de l'air sont absorbés par les feuilles. Des micro-organismes vivant dans les racines convertissent les polluants en produits organiques qui servent alors à nourrir les plantes. La plante émet ensuite de la vapeur d'eau par un processus nommé transpiration et améliore ainsi le taux d'humidité dans la maison et le taux d'oxygène. Plus les plantes sont grosses, plus la surface de feuille est importante et plus l'échange gazeux est important.
L’Aloe Vera, le Philondendron, le Lierre, le Ficus, sont d’excellentes plantes dépolluantes.

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L'hygiène alimentaire

L’hygiène alimentaire regroupe les mesures d’hygiène à mettre en œuvre lors du choix des aliments, de leur achat, du stockage, et de leur préparation.

Le choix des aliments lorsqu’on est atteint d’une PR ou d’un autre Ric
Le sujet de l’alimentation pour les personnes atteintes de PR a été traité dans la newsletter N°1.

En résumé, il n’y a pas d’aliments particuliers à consommer, ou au contraire à bannir ; aucun régime d’exclusion n’a montré une quelconque efficacité sur l’évolution de la PR (ou d’un autre Ric) mais il est recommandé d’adapter les quantités de calcium, graisses et sel à ses besoins et à ses facteurs de risque.

Quelques groupes d’aliments sont à privilégier :
- Si vous êtes polyarthritique, vous êtes à risque d’ostéoporose ; veillez à consommer des aliments riches en calcium et vitamine D. Si vous souffrez déjà de cette maladie (favorisée par les traitements cortisonique au long cours), augmenter vos apports en calcium ne sera pas suffisant sur une ostéoporose déjà installée, mais évitera une carence toujours néfaste.
On trouve le calcium dans les produits laitiers principalement, mais également dans certaines eaux, dans les légumes verts,…
Quelques repères sur les quantités de Calcium dans les aliments
On trouve la vitamine D dans les poissons gras, le foie (huile de foie de morue ou saumon), les œufs…
Quelques repères sur les quantités de Vitamine D dans les aliments

- Certains acides gras, qui permettent de limiter le risque cardio-vasculaire associé à la PR, pourraient également limiter les symptômes inflammatoires ; il s’agit des acides gras oméga 3 (que l’on trouve dans les poissons gras et les huiles de colza, soja ou noix) et des oméga 6 (que l’on trouve dans les huiles de tournesol, noix, colza, olive,…). En pratique, variez les huiles que vous utilisez pour l’assaisonnement et la cuisson, c’est la variété qui assure l’équilibre nécessaire à l’organisme car toutes ces huiles sont complémentaires. Consommez du poissons plusieurs fois par semaine, en variant les sortes (poissons gras, blanc, en conserve, frais,…)

- Le sel est à limiter si vous prenez un traitement à la cortisone ; attention surtout aux préparations industrielles (viennoiseries, biscuits, plats tout prêts,…), aux fromages, charcuteries, biscuits apéritif, condiments,…
Utilisez ce lien pour connaître la teneur en sel des aliments de consommation courante.

- Un autre effet indésirable de la cortisone au long cours est la fonte musculaire ; pour limiter ce phénomène, il est conseillé de consommer suffisamment de protéines, et d’entretenir ses muscles en les faisant travailler régulièrement. On trouve les protéines animales dans la viande, le poisson, les œufs, les produits laitiers et les protéines végétales dans les légumes ou les fruits secs, les céréales,… Les protéines animales et végétales ne sont pas utilisées de la même façon par notre organisme, il faut donc consommer un peu des deux.
Consultez le guide alimentaire de l’INPES destiné aux plus de 55 ans.

Les règles d’hygiène concernant les aliments
Ces mesures d’hygiène permettent d’éviter la contamination des aliments par des bactéries pathogènes ; celles-ci peuvent provoquer une intoxication alimentaire, dont les symptômes et les conséquences seront plus ou moins graves en fonction des personnes.

Les micro organismes pathogènes les plus courants :
- Les salmonelles, qui sont très largement répandues dans la nature ; si leur présence s’étend à tout le règne animal, elles concernent particulièrement les populations avicoles (oiseaux et volailles). Le plus souvent, les salmonelles entraînent des infections alimentaires ; il faut « avaler » de 100 000 à 100 000 000 de bactéries de ce type pour déclencher une infection. Lorsqu’un nombre suffisant de ces bactéries réussit à survivre à l’acidité de l’estomac, elles parviennent aux intestins et s’y multiplient, provoquant vomissements et diarrhées qui s’atténuent habituellement en 2 à 5 jours. Par contre, chez le nourrisson, l’immunodéprimé ou la personne âgée, l’infection peut prendre un aspect beaucoup plus sévère.
- Les listeria sont des bactéries très répandues dans l’environnement (sol, végétaux, eaux douce et salée,…) et particulièrement résistantes au milieu extérieur (plusieurs années à 4°C). Dans les aliments, les Listeria sont fréquentes dans les produits laitiers à base de lait cru, la viande, la charcuterie, les poissons fumés. La survenue de l’infection à la Listeria dépend de l’association de plusieurs facteurs : une virulence particulière de certaines souches, une contamination par une quantité importante de bactéries et l’état immunitaire de l’hôte (les femmes enceintes, nourrissons, personnes âgées et immunodéprimées étant plus à risque de déclarer et de compliquer l’infection).

Les aliments à risque :
- Les œufs et les produits dérivés, dont certains sont contaminés par les salmonelles ;

- Le poulet, fréquemment porteur de bactéries comme les salmonelles ; leur présence ne constitue pas en soi un risque particulier puisque le poulet est pratiquement toujours consommé cuit, cependant il peut contaminer d’autres aliments qui eux, ne seront pas cuits. Cette contamination peut se faire directement (par contact dans le réfrigérateur par exemple) ou indirectement par contact de surfaces qui seront ultérieurement en contact avec d’autres denrées alimentaires (couteaux, planches à découper,…) ;

- Les aliments consommés crus ou peu cuits :
Le poisson, que l’on trouve dans certaines spécialités japonaises, très en vogue depuis quelques temps. Le poisson cru peut contenir des parasites vivants, pouvant survivre et se reproduire dans l’intestin humain.
La maladie sur l’être humain se manifeste quelques heures après 
l’ingestion du poisson parasité, par des douleurs gastriques et des vomissements.                                            

cuisson polyarthrite arthriteEn pratique, la cuisson à 70°C ou la congélation
à – 20 °C permettent de détruire le parasite ;

La viande, qui se consomme cuite ou moins cuite, en fonction des goûts de chacun ; la contamination de surface est sans conséquence pour la viande qui n’est pas hachée puisque la cuisson l’élimine facilement. Cependant, pour la viande hachée, la contamination est redistribuée au centre et alors seule la cuisson à cœur permet l’élimination des bactéries. Rappelons qu’elle doit être hachée par le boucher à la demande et consommée dans la journée.

date polyarthrite rhumatisme arthrite En pratique
Soyez vigilant sur les dates de péremption ; un dépassement de ces dates représente un risque variable pour le consommateur ; il est clairement établi pour les viandes, volailles, œufs et certains produits laitiers, il peut affecter le goût du produit sans représenter un risque pour la santé dans d’autres cas.
Soyez vigilant durant la préparation des repas. Vos ustensiles doivent être toujours propres et nettoyés entre chaque recette ; évitez si possible les ustensiles en bois qui gardent l’humidité. La cuisson est le meilleur moyen de limiter la prolifération microbienne ; la majorité des micro-organismes ne sont détruits qu’à partir de 65 °C. Après les repas, placez les restes au réfrigérateur dans des boîtes hermétiques et faites-les réchauffer suffisamment longtemps avant de les consommer.

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L’hygiène de vie au quotidien

Le sommeil
Le sommeil est indispensable pour notre bonne santé, pour les capacités de mémorisation, la récupération physique… Dormir permet une meilleure réparation des muscles et des os chez l’adulte, et un renforcement du système immunitaire.
Les besoins de sommeil sont différents en fonction de l’âge (16 à 20 heures pour le nouveau-né, 9 heures chez l’adolescent, 7h30 en moyenne chez l’adulte), mais également en fonction des individus, il y a de « petits » et de « gros » dormeurs. Cependant, chez chacun d’entre nous, une réduction du temps de sommeil d’une heure ou deux peut entraîner une productivité amoindrie dans la journée et des assoupissements incontrôlés. Sur le long terme, le manque de sommeil altère fortement la qualité de vie.

sommeil dormir polyarthrite arthrite douleurEn pratique
- Évitez de trop grandes variations dans les horaires du lever et du coucher : cela favorise la synchronisation des cycles veille-sommeil ;
- Évitez de travailler, manger ou regarder la télévision au lit ; de trop grands moments passés au lit sans dormir fragmentent et allègent le sommeil ;
- Veillez à l’environnement au moment de l’endormissement : lumière, bruit, température, soucis,…

L’activité physique
Elle est bénéfique pour tous, à tous les âges de la vie, cependant, il n’est pas toujours facile de pratiquer régulièrement. L’activité physique est bénéfique pour le système cardio-vasculaire, la solidité des os, elle diminue le risque de certains cancers, elle améliore l’humeur, l’état de fatigue chez les personnes atteintes de maladie inflammatoire et l’état de santé en général.
Pour des informations plus détaillées, vous pouvez consulter la newsletter N°7, consacrée à l’activité physique ou le magazine Poly Tonic, édités en 2009 par l’AFPric, qui vous donnera astuces et conseils pour pratiquer une activité physique, quel que soient votre âge et votre condition physique.

Les activités de loisirs
Cela peut être un club de jeux, d’activités manuelles (couture, modélisme,…), de découvertes culturelles, d’activités sportives, des cours d’informatique,… tout ce qui peut amener à rencontrer d’autres personnes, à sortir de chez soi, à penser à autre chose qu’à ses soucis et/ou son quotidien.

La vaccination
Les vaccins sauvent toujours des millions de vies de par le monde. Dans les pays développés, certaines maladies qui étaient autrefois des fléaux ont complètement disparu. La menace de ces maladies ayant reculée, nos inquiétudes se focalisent désormais sur les effets secondaires des vaccins. Aujourd’hui en France, seul le vaccin Diphtérie – Tétanos – Poliomyélite est toujours obligatoire chez les moins de 18 ans ; mais les rappels des vaccins sont malheureusement souvent oubliés et la couverture vaccinale diminue avec l’âge.
Pour les autres vaccins non obligatoires, il convient, pour chacun d’entre nous, de peser le bénéfice et le risque. Certaines maladies vont toucher préférentiellement une classe d’âge (Rougeole chez les petits), vont se révéler dangereuses pour les femmes et non pour les hommes (Rubéole), se contracteront plus facilement dans certains lieux ou au contact de certaines populations (Tuberculose),…
Les personnes âgées de plus de 65 ans ou qui prennent un traitement immuno-modulateur doivent être plus vigilantes vis-à-vis de ces questions, car elles sont plus susceptibles de déclarer ou bien de compliquer des maladies contre lesquelles il existe des vaccins. C’est le cas de la grippe par exemple, contre laquelle votre médecin vous conseille le (ou les) vaccin(s) tous les ans.

vaccination polyarthrite arthrite En pratique
- Conservez toujours précieusement votre carnet de vaccination, et vérifiez que vous êtes à jour dans vos rappels ; apportez-le régulièrement à votre médecin traitant pour qu’il le vérifie également.
- Les vaccins ne modifient pas l’évolution de la PR ou d’autre rhumatismes inflammatoires chroniques ; ils ont des effets indésirables, comme tout médicament, mais généralement beaucoup moins fréquents et graves que la maladie contre laquelle ils protègent.
- hormis ceux obligatoires ou conseillés pour tous après 18 ans (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite, Coqueluche), le choix d’un vaccin doit résulter, pour chaque personne, de l’évaluation du risque potentiel de contracter la maladie, en fonction de son âge (rougeole, oreillons, rubéole), de son état de santé (grippe, pneumocoque), de l’endroit dans lequel on va séjourner (fièvre jaune, hépatite A), de l’endroit dans lequel on vit ou dans lequel on travaille (hépatite B, tuberculose)…

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Nous venons de le voir, respecter une hygiène de vie permet d’une part de réduire le risque de maladies (infectieuses, métaboliques,…) mais également de vivre « mieux », d’améliorer son quotidien. Nos habitudes de vie, le rythme de nos activités, nos rencontres, notre état moral sont autant d’éléments qui vont jouer au final sur notre santé.

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