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Les patients atteints
de polyarthrite rhumatoïde s’interrogent
à juste titre sur les liens
pouvant exister entre leur maladie et l’alimentation et sur
la
possibilité d’une véritable action
thérapeutique de la diététique.
Les aliments ont-ils un rôle sur
l’inflammation de mes articulations ? L'idée que notre façon de manger influence en bien ou en mal notre santé est plus que jamais à l'ordre du jour. Cependant, il est nécessaire d'avoir une approche scientifique et prudente de l'idée qu'il existe des aliments ou des groupes d'aliments bons ou mauvais. L'alimentation
n'est pas, jusqu'à preuve du contraire, la seule
façon de prévenir les
maladies, ni d'ailleurs, le seul remède. Si la
diététique comme
thérapeutique est bien identifiée dans la prise
en charge de pathologie
comme le diabète, sa place comme traitement dans la
polyarthrite
rhumatoïde doit être le résultat de
travaux et d'études scientifiques.
Aujourd'hui, la prudence s'impose, les résultats actuels
n'autorisent
pour le moment, aucune conclusion définitive. Toutefois,
pour lutter contre l'inflammation, le choix des graisses peut
s'avérer
" un petit plus ". Il faut alors favoriser les acides gras
insaturés
(huiles) plutôt que les acides gras saturés
(beurre,
charcuterie,
viennoiserie...). Et parmi les acides gras insaturés, il
faut
préférer
ceux riches en Oméga 3 (poissons gras, huile de colza, de
noix
et huile
de poisson) car ils ont un effet anti-inflammatoire, au
détriment de ceux riches en Oméga 6 (huile de
tournesol) . Dans tous les cas, ils ne sont jamais suffisants pour traiter l'inflammation et lutter contre la destruction articulaire. Comment puis-je limiter le risque cardio-vasculaire ? Le risque cardio-vasculaire est la probabilité de développer une maladie pouvant toucher le cœur (infarctus du myocarde, angine de poitrine) ou le cerveau (attaque cérébrale, hémiplégie). Ces maladies sont favorisées par de multiples facteurs, entre autres par le tabagisme, le surpoids ou encore l’absence d’activité physique. Si la polyarthrite rhumatoïde elle-même augmente votre risque cardio-vasculaire, ce dernier n’est pas une fatalité : vous pouvez agir sur les autres facteurs de risque. L’alimentation permet, dans une certaine mesure, d’influencer le taux de cholestérol et le poids. En cas de surpoids, vous pouvez limiter l’apport en graisses et surtout bien les choisir : privilégiez les graisses d’origine végétale (huile de colza, d’olives, de tournesol…) et les poissons gras (maquereau, sardine, hareng, saumon) plutôt que les graisses d’origine animale (beurre, charcuterie,…). Par ailleurs, limiter votre consommation de sel permet aussi de réduire votre risque cardio-vasculaire. Réduire l’apport en graisses et en sel dans l’alimentation est utile mais doit être accompagné d’autres mesures d’hygiène de vie : ne pas fumer et pratiquer une activité physique régulière. Boîte
à outils Comment puis-je limiter le risque
d’ostéoporose ? L’ostéoporose
est une maladie qui entraîne une
détérioration de l’os : ce
dernier s’amincit, devient fragile et peut se fracturer
facilement. Là encore,
l’ostéoporose n’est pas
une fatalité ! Les produits laitiers représentent une source essentielle de calcium : lait, laitages, fromages, il est conseillé de les consommer au moins 4 fois par jour. Mais ils ne sont pas les seuls aliments à en contenir : vous pouvez compléter votre apport en calcium en buvant certaines eaux minérales plus riches en calcium que d’autres : Courmayer, Contrex, Salvetat, Wattwiller, Saint Antonin, … ou encore, en consommant légumes verts et fruits qui en contiennent également. En variant votre alimentation, vous couvrirez vos besoins journaliers recommandés en calcium, estimés à 1000 mg/jour. Boîte
à outils Je limite les effets indésirables
de la
cortisone La
prise au long cours de corticoïdes entraîne la
survenue d’effets
indésirables : rétention
d’eau, augmentation de l’appétit,
prise
de poids, hypertension artérielle, fuites urinaires de
calcium. Les aliments les plus riches en sel - et donc à éviter - sont les charcuteries, les fromages, les fruits de mer, les conserves, et les eaux minérales contenant du sodium (eaux de Vichy par exemple). Le sucre et les matières grasses sont indispensables pour vous assurer un équilibre nutritionnel : vous pouvez en consommer mais avec modération. Quelques règles
diététiques pour manger
équilibré et varié L’organisme
a besoin d’un apport d’énergie
(mesuré en calories) suffisant mais pas
excessif, variable selon la taille, le poids, l’âge
et l’activité de
chaque personne. Le
petit déjeuner Votre petit déjeuner
« idéal »
comportera :
Le
déjeuner et le dîner
Vous pouvez adapter votre
alimentation en fonction de vos goûts, des
saisons. Les
collations Ces repères sont
indicatifs et
peuvent être répartis différemment
selon vos possibilités et vos
envies. Attention
à votre consommation de sel L’équilibre alimentaire se fait sur plusieurs repas. Manger équilibré, c’est manger de tout en quantité suffisante et raisonnable. Boîte
à outils Polyarthrite rhumatoïde et
régimes
d’exclusion Les régimes qui proposent de supprimer un ou plusieurs aliments n’ont pas de validité scientifique et n’ont pas montré de réelle efficacité sur la diminution de l’activité de la maladie, même si certaines personnes témoignent du bénéfice qu’elles en ont. Pour rappel, 3 personnes sur 10 déclarent se sentir beaucoup mieux même si elles ont reçu de l’eau sucrée à la place d’un médicament ; cela s’appelle l’effet placebo. Des recommandations récentes de la Haute Autorité de Santé sur la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde déconseillent les régimes d’exclusion en vue de contrôler la douleur ou l’activité de la maladie, en particulier les régimes carencés en produits laitiers. Car, s’ils ne « soignent » pas la polyarthrite, ils provoquent un déséquilibre alimentaire néfaste à la santé. Retenez que ces régimes ne peuvent jamais remplacer les traitements efficaces de la polyarthrite rhumatoïde. Je cuisine en toute facilité ! Mes
courses
Ces petits conseils vous éviteront de trop vous laisser tenter et d’acheter des aliments dont vous n’avez pas vraiment besoin. Les
courses peuvent être une vraie corvée :
attendre aux caisses,
porter des charges lourdes … Dans la mesure du
possible, il
est
conseillé de se faire aider. De nombreux
supermarchés proposent la
livraison à domicile. Cela peut être
intéressant, mais attention au
prix de la livraison. Vous êtes à pieds : faites vos courses en plusieurs fois. En fonction de vos articulations douloureuses, choisissez ou un sac à larges anses pour le porter sur l’épaule ou un sac avec des poignées larges et épaisses pour que le poids repose sur plusieurs phalanges pour le porter à la main. Différentes cartes attribuées par la Maison Départementale des Personnes Handicapées peuvent faciliter votre quotidien : la carte européenne de stationnement pour se garer sur les emplacements réservés aux personnes handicapées et la carte de priorité ou la carte d’invalidité pour ne pas attendre à la caisse. Faire ses courses sur Internet est
un autre moyen de faciliter son quotidien. L’épluchage
des fruits et des légumes Les
légumes en conserves ont également des
qualités nutritionnelles, mais
ils présentent le même inconvénient que
les plats cuisinés vendus dans
le commerce : L’aménagement
de ma cuisine Vous
pouvez trouver des conseils adaptés pour rendre votre
cuisine plus
Préparer vous-même ce que vous mangez, vous permet d’en contrôler le goût, mais aussi les apports en sel et en matières grasses. Cela permet de prendre de bonnes habitudes alimentaires tout en se faisant plaisir. Coin
cuisine : le poisson dans mon assiette
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