Réalisé avec le soutien institutionnel de Roche
Newsletter AFPric N°1

LES LIENS :puce
Quizz
puceJe vérifie mes connaissances sur l’alimentation et la polyarthrite

Le professionnel du mois
puceInterview de Madame Sophie Ripaux, diététicienne

Coin cuisine : 
le poisson dans nos assiettes

puceFilet de lieu à la tomate

Ma Boîte à outils
puceJe teste mon risque d’ostéoporose
puceJe calcule ma consommation journalière de calcium
puceMes repères pour l'apport en calcium
puceMes repères de poids

puceJe bouge

puceCe que je dois retenir
puceJe m’évalue et je me fixe
des objectifs

Sites Internet favoris
puce Grio
puce Manger Bouger
puce Passeport santé

Lectures utiles
pucePlaquette polyarthrite rhumatoïde et cortisone
puceOstéoporose en 100 Questions

Je me pose encore des questions
Le Service Entr’Aide
puceTél. : 01 400 30 200
J'envoie un e-mail

puceafpsante@nerim.net

ACCÈS AUX ARCHIVES
Agir quand on a une PR

afp archive

puceAccès au site de l'AFPric
www.polyarthrite.org

Conseil régional 
d'Ile-de-France


L'AFPric met à votre disposition certains documents et informations qui peuvent vous être utiles.
Ces fichiers sont en format PDF.
Il vous suffit de cliquer sur les liens pour les télécharger et ils s'ouvriront automatiquement avec votre logiciel PDF.

Vous ne possédez pas de logiciel
pour lire un format PDF ?
Vous pouvez le télécharger ICI gratuitement et légalement sur le site du fournisseur ADOBE.

Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde s’interrogent à juste titre sur les liens pouvant exister entre leur maladie et l’alimentation et sur la possibilité d’une véritable action thérapeutique de la diététique.

Dois-je modifier mon alimentation du fait de la polyarthrite rhumatoïde ?
Oui et non.
Les modifications nécessaires dépendent des habitudes alimentaires que vous aviez avant la survenue de la maladie. Il est démontré pour tout le monde qu’une alimentation équilibrée entre les différentes catégories d’aliments permet de préserver au mieux son capital santé. C’est d’autant plus important quand la maladie survient.

Une maladie chronique comme la polyarthrite rhumatoïde présente des risques nutritionnels connus :

  • le manque de mobilité et d’activité peuvent favoriser la prise de poids, ou encore la fonte musculaire ;
  • les médicaments ont souvent des effets secondaires : intolérance digestive, rétention d’eau, augmentation de l’appétit (donc la prise de poids), hypertension artérielle, fuite de calcium dans les urines (augmentation du risque d’ostéoporose)...


Par ailleurs, les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde présentent un risque supérieur à la population générale d’ostéoporose ou de pathologies cardio-vasculaires.

Vous pouvez agir dans une certaine mesure sur ces facteurs de risque en adaptant votre alimentation.

Autant de raisons d’être vigilant et de faire le point sur vos habitudes alimentaires, connaître les astuces qui permettent de maintenir une alimentation variée et équilibrée, ou encore savoir lorsqu’il est nécessaire de se faire aider par un professionnel.


Les aliments ont-ils un rôle sur l’inflammation de mes articulations ?

L'idée que notre façon de manger influence en bien ou en mal notre santé est plus que jamais à l'ordre du jour. Cependant, il est nécessaire d'avoir une approche scientifique et prudente de l'idée qu'il existe des aliments ou des groupes d'aliments bons ou mauvais.

L'alimentation n'est pas, jusqu'à preuve du contraire, la seule façon de prévenir les maladies, ni d'ailleurs, le seul remède. Si la diététique comme thérapeutique est bien identifiée dans la prise en charge de pathologie comme le diabète, sa place comme traitement dans la polyarthrite rhumatoïde doit être le résultat de travaux et d'études scientifiques. Aujourd'hui, la prudence s'impose, les résultats actuels n'autorisent pour le moment, aucune conclusion définitive.
Pour les spécialistes de la polyarthrite rhumatoïde, une alimentation variée et équilibrée est la première recommandation nutritionnelle.

Toutefois, pour lutter contre l'inflammation, le choix des graisses peut s'avérer " un petit plus ". Il faut alors favoriser les acides gras insaturés (huiles) plutôt que les acides gras saturés (beurre, charcuterie, viennoiserie...). Et parmi les acides gras insaturés, il faut préférer ceux riches en Oméga 3 (poissons gras, huile de colza, de noix et huile de poisson) car ils ont un effet anti-inflammatoire, au détriment de ceux riches en Oméga 6 (huile de tournesol) .
Cependant, vous devez retenir que leur efficacité reste faible car l'apport quotidien de ces acides gras est insuffisant.

Dans tous les cas, ils ne sont jamais suffisants pour traiter l'inflammation et lutter contre la destruction articulaire.

Revenir en haut


Comment puis-je limiter le risque cardio-vasculaire ?

Le risque cardio-vasculaire est la probabilité de développer une maladie pouvant toucher le cœur (infarctus du myocarde, angine de poitrine) ou le cerveau (attaque cérébrale, hémiplégie). Ces maladies sont favorisées par de multiples facteurs, entre autres par le tabagisme, le surpoids ou encore l’absence d’activité physique. Si la polyarthrite rhumatoïde elle-même augmente votre risque cardio-vasculaire, ce dernier n’est pas une fatalité : vous pouvez agir sur les autres facteurs de risque.

L’alimentation permet, dans une certaine mesure, d’influencer le taux de cholestérol et le poids. En cas de surpoids, vous pouvez limiter l’apport en graisses et surtout bien les choisir : privilégiez les graisses d’origine végétale (huile de colza, d’olives, de tournesol…) et les poissons gras (maquereau, sardine, hareng, saumon) plutôt que les graisses d’origine animale (beurre, charcuterie,…).

Par ailleurs, limiter votre consommation de sel permet aussi de réduire votre risque cardio-vasculaire.

Réduire l’apport en graisses et en sel dans l’alimentation est utile mais doit être accompagné d’autres mesures d’hygiène de vie : ne pas fumer et pratiquer une activité physique régulière.

Boîte à outils
puceJe bouge

Revenir en haut


Comment puis-je limiter le risque d’ostéoporose ?

L’ostéoporose est une maladie qui entraîne une détérioration de l’os : ce dernier s’amincit, devient fragile et peut se fracturer facilement.
Les facteurs de risque sont multiples : manque d’exercice physique, consommation excessive de tabac, d’alcool ou de café. Mais chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, les facteurs de risque d’ostéoporose les plus importants sont la polyarthrite rhumatoïde elle-même et la prise prolongée de traitements à base de cortisone.

Là encore, l’ostéoporose n’est pas une fatalité !
Le calcium permet de minéraliser l’os, une carence en calcium favorise alors la fragilité des os. C’est pourquoi il est nécessaire d’avoir une alimentation riche en calcium pour réduire les risques de fracture.

Les produits laitiers représentent une source essentielle de calcium : lait, laitages, fromages, il est conseillé de les consommer au moins 4 fois par jour. Mais ils ne sont pas les seuls aliments à en contenir : vous pouvez compléter votre apport en calcium en buvant certaines eaux minérales plus riches en calcium que d’autres : Courmayer, Contrex, Salvetat, Wattwiller, Saint Antonin, … ou encore, en consommant légumes verts et fruits qui en contiennent également.

En variant votre alimentation, vous couvrirez vos besoins journaliers recommandés en calcium, estimés à 1000 mg/jour.

Boîte à outils
puceJe teste mon risque d’ostéoporose
puceMes repères pour l'apport en calcium
puceJe calcule ma consommation journalière de calcium

Revenir en haut


Je limite les effets indésirables de la cortisone

La prise au long cours de corticoïdes entraîne la survenue d’effets indésirables : rétention d’eau, augmentation de l’appétit, prise de poids, hypertension artérielle, fuites urinaires de calcium.
C’est pour ces raisons que lorsqu’il vous prescrit un traitement à base de cortisone, votre médecin vous recommande une alimentation peu salée, peu sucrée et pauvre en graisses animales.

Les aliments les plus riches en sel - et donc à éviter - sont les charcuteries, les fromages, les fruits de mer, les conserves, et les eaux minérales contenant du sodium (eaux de Vichy par exemple).

Le sucre et les matières grasses sont indispensables pour vous assurer un équilibre nutritionnel : vous pouvez en consommer mais avec modération.

Revenir en haut


Quelques règles diététiques pour manger équilibré et varié

L’organisme a besoin d’un apport d’énergie (mesuré en calories) suffisant mais pas excessif, variable selon la taille, le poids, l’âge et l’activité de chaque personne.
Pour avoir une alimentation la plus équilibrée possible, il est conseillé de faire au moins 3 repas par jour pour permettre une bonne répartition des apports alimentaires.

Le petit déjeuner
Ne négligez pas le petit déjeuner qui doit comporter 25 % de l’apport calorique journalier.

Votre petit déjeuner « idéal » comportera :

  • une boisson (thé, café, chocolat)
  • un produit laitier
  • un produit céréalier (pain, biscottes, céréales)
  • des matières grasses (beurre, margarine)
  • éventuellement sucre, confiture…


Si des levers tardifs (mauvaise nuit, douleurs) vous amènent à réunir petit déjeuner et déjeuner, préparez-vous un brunch en y incluant l’essentiel des deux repas, c’est-à-dire avec un apport protidique (viande, poisson, œuf..) et des produits laitiers (yaourt, fromage, crème dessert à base de lait , etc.).

Le déjeuner et le dîner
Ces repas devraient être composés des aliments suivants :

  • des légumes
  • un plat protidique (viande, poisson ou œuf)
  • des féculents (pommes de terre, pâtes, riz, légumes secs, pain)
  • et/ou légumes cuits (en alternance)
  • fromage ou produit laitier
  • fruits crus ou cuits
  • matière grasse (en quantité limitée)
  • sucre ou produit sucré (en quantité limitée).

Vous pouvez adapter votre alimentation en fonction de vos goûts, des saisons. 
Une alimentation variée permet d’obtenir un meilleur équilibre nutritionnel, et évite la monotonie et la perte d’appétit : une « alimentation-santé » doit aussi être une « alimentation-plaisir ».

Les collations
Pour les petits creux en cours de journée, pensez aussi aux yaourts, aux fruits frais ou aux compotes qui remplaceront avantageusement les barres chocolatées, les bonbons, les chips qui sont riches en sucre et en graisses.
Si vous manquez d’appétit ou avez des problèmes digestifs souvent induits par la prise de certains médicaments, fractionnez votre alimentation en 4 ou 5 repas et offrez-vous des collations plus consistantes.
Si vous avez « trop » de poids, n’oubliez pas de réduire les quantités des autres repas. Et faites attention aux boissons sucrées.

Ces repères sont indicatifs et peuvent être répartis différemment selon vos possibilités et vos envies.

Attention à votre consommation de sel
Selon l’OMS, une consommation excessive de sel majore le risque cardio-vasculaire. Vous pouvez agir sur ce risque en suivant ces quelques conseils : utilisez peu ou pas de sel lorsque vous cuisinez, ne resalez pas dans votre assiette ; veillez à votre consommation de fromage, de plats cuisinés industriels et limitez les repas pris à l’extérieur (restauration collective).
Ces recommandations sont d’autant plus importantes si vous avez un traitement à base de cortisone et/ou si vous souffrez d’hypertension artérielle.

L’équilibre alimentaire se fait sur plusieurs repas. Manger équilibré, c’est manger de tout en quantité suffisante et raisonnable.

Boîte à outils
puceMes repères de poids

Revenir en haut


Polyarthrite rhumatoïde et régimes d’exclusion

Les régimes qui proposent de supprimer un ou plusieurs aliments n’ont pas de validité scientifique et n’ont pas montré de réelle efficacité sur la diminution de l’activité de la maladie, même si certaines personnes témoignent du bénéfice qu’elles en ont. Pour rappel, 3 personnes sur 10 déclarent se sentir beaucoup mieux même si elles ont reçu de l’eau sucrée à la place d’un médicament ; cela s’appelle l’effet placebo.

Des recommandations récentes de la Haute Autorité de Santé sur la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde déconseillent les régimes d’exclusion en vue de contrôler la douleur ou l’activité de la maladie, en particulier les régimes carencés en produits laitiers. Car, s’ils ne « soignent » pas la polyarthrite, ils provoquent un déséquilibre alimentaire néfaste à la santé.

Retenez que ces régimes ne peuvent jamais remplacer les traitements efficaces de la polyarthrite rhumatoïde.

Revenir en haut


Je cuisine en toute facilité !

Mes courses
Quelques astuces pour faire vos courses si vous avez « trop » de poids :

  • ne faites pas vos achats le ventre vide,
  • préparez votre liste de courses à la maison,
  • lisez attentivement les étiquettes lorsque vous achetez des produits que vous n’avez pas l’habitude de consommer, pour vérifier leur apport en graisses
    ou en sucre.

Ces petits conseils vous éviteront de trop vous laisser tenter et d’acheter des aliments dont vous n’avez pas vraiment besoin.

Les courses peuvent être une vraie corvée : attendre aux caisses, porter des charges lourdes … Dans la mesure du possible, il est conseillé de se faire aider. De nombreux supermarchés proposent la livraison à domicile. Cela peut être intéressant, mais attention au prix de la livraison.

Vous êtes à pieds : faites vos courses en plusieurs fois. En fonction de vos articulations douloureuses, choisissez  ou un sac à larges anses pour le porter sur l’épaule ou un sac avec des poignées larges et épaisses pour que le poids repose sur plusieurs phalanges pour le porter à la main.

Différentes cartes attribuées par la Maison Départementale des Personnes Handicapées peuvent faciliter votre quotidien : la carte européenne de stationnement pour se garer sur les emplacements réservés aux personnes handicapées et la carte de priorité ou la carte d’invalidité pour ne pas attendre à la caisse.

Faire ses courses sur Internet est un autre moyen de faciliter son quotidien.

L’épluchage des fruits et des légumes
Lorsque les articulations des mains et des poignets sont douloureuses, il est difficile, voire impossible, d’éplucher fruits ou légumes. Aussi, vous pouvez avoir recours aux fruits et légumes surgelés, qui ont tout autant de vitamines que les fruits et légumes frais, car ils sont surgelés dès leur cueillette.

Les légumes en conserves ont également des qualités nutritionnelles, mais ils présentent le même inconvénient que les plats cuisinés vendus dans le commerce : 
être trop riches en sel.

L’utilisation d’un « rasoir à légumes » permet une bonne prise en main et facilite l’épluchage. Et rien ne vous interdit d’accomplir cette tâche en position assise,
ce qui est moins fatigant.

L’aménagement de ma cuisine
De nombreux ustensiles (robot multifonctions, ouvre-boîtes électriques,
ouvre-bouteilles,…) facilitent la préparation des repas. Et, dans certains cas, aménager sa cuisine (plan de travail, rangement des placards, remplacer des vieux robinets par un mitigeur…) vous aidera au quotidien à préserver vos articulations.
Des astuces peuvent vous aider, comme ranger les provisions ou les ustensiles de cuisine les plus lourds à portée de la main et les plus légers en bas ou en haut de vos placards.

Vous pouvez trouver des conseils adaptés pour rendre votre cuisine plus
fonctionnelle dans Polydéco, un magazine réalisé par l’AFP et consacré à l’aménagement du domicile.
En vente auprès de l’association.

pucePour le commander


Préparer vous-même ce que vous mangez, vous permet d’en contrôler le goût, mais aussi les apports en sel et en matières grasses. Cela permet de prendre de bonnes habitudes alimentaires tout en se faisant plaisir.

Coin cuisine : le poisson dans mon assiette
puceFilet de lieu à la tomate

Revenir en haut